STING : CONCERT SYMPHONICITY

Sur la tournée mondiale Symphonicity de Sting, Howard Page, l’ingénieur du son ‘façade’, utilise un grand nombre de microphones sur pince DPA 4099 sur la section de cordes qui accompagne le chanteur sur scène. Soutenu par tout un orchestre symphonique, Sting propose au public de nouveaux arrangements de ses chansons les plus célèbres, ainsi que des titres moins connus.
Page, concepteur en chef chez Clair Brothers, a été convié à mixer en façade pour sa grande expérience de la sonorisation d’orchestres. Aguerri à l’utilisation de microphones DPA depuis les concerts en cathédrales de Sting à l’hiver 2009, Page a été ravi par la qualité des 4099 achetés par Clair Brothers à l’occasion de la tournée Symphonicity. Toutes les cordes – soit 9 premiers violons, 7 seconds violons, 7 altos, 5 violoncelles et 3 contrebasses – sont captées par des 4099, plus quelques autres, reliés à des émetteurs HF de poche, pour la clarinette et la trompette solo.

Page n’a pas adopté la méthode ‘traditionnelle’ de prise de son d’orchestre pour sonorisation, où on a coutume de placer un seul micro pour deux instruments. « Le problème, avec cette façon de faire, est qu’à partir du moment où vous greffez un groupe plutôt rock à l’orchestre, l’équilibre naturel des niveaux sonores est détruit ; le niveau sonore produit par un violon est très faible par rapport à celui d’une guitare électrique ou d’une batterie », explique Page. « Les DPA sont les meilleurs micros que j’ai jamais trouvés. Ils me donnent une séparation absolue : si je place un DPA 4099 sur un violon, je récupère ce violon, et pas grand chose d’autre. Ce qui me donne un incroyable rapport signal utile sur bruit de fond. J’obtiens aussi une bien meilleure réserve dynamique sur toute la section de cordes que ce que j’avais avant quand je travaillais avec un orchestre. La plupart du temps, on se bat toujours aux limites du Larsen, et pendant tout le concert, on se bat, on a peur d’aller trop loin, trop fort. Avec les DPA, c’est différent ; en utilisant intelligemment la réverbération globale, je peux mettre en avant des sections, pour obtenir davantage de présence sur certaines chansons, ou laisser davantage de réverbération naturelle sur les instruments ».
Au fil du temps, le spectacle a évolué vers un aspect rythmique plus prononcé. « Sting a demandé au percussionniste d’appuyer davantage, et si je n’avais pas les DPA, je serais coincé maintenant ! », raconte Page. « Sur cette tournée, nous avons joué dans toutes sortes de lieux : des stades de 40 000 places, le toujours problématique Royal Albert Hall, et même le Metropolitan Opera, célèbre pour sa réverbération, qui n’a jamais été conçu pour accueillir de la musique amplifiée. Je n’aurais pas pu assurer avec la technique de partage des micros sur plusieurs instruments, ça n’aurait pas marché… ».
« Ce qui est super, avec le DPA4099, c’est que quand on lève le fader sur la console, on a le son d’un violon ! Les micros de contact ne respectent pas la vraie texture du son de violon, mais un son agressif et grinçant, qu’il faut civiliser à grands coups d’égaliseur. Alors qu’il suffit de placer un 4099 au niveau d’une ouïe du violon, en haut, et le son, sans égalisation, est vraiment celui de l’instrument. Autrement dit, un des plus gros problèmes de la sonorisation d’une section de cordes disparaît ! ».
Page est convaincu que la gamme de micro pour instruments DPA 4099 va révolutionner la prise de son d’orchestre. « Croyez-moi, le bouche à oreille est en train de bien fonctionner pour le DPA 4099 », conclut-il. « Tout le monde est épaté par la qualité du son des cordes sur cette tournée, et tous les articles sur les concerts mentionnent la richesse du son de l’orchestre ».

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